Comment multiplier vos lauriers par bouturage ou semis

Multiplier des lauriers au jardin

Dans la collection des lauriers, il est possible d’envisager la multiplication par deux voies : le bouturage et le semis. Le bouturage convient à celles et ceux qui souhaitent obtenir un nouveau sujet à partir d’une plante déjà installée, tandis que le semis part de la graine et demande davantage de temps.

Dans les deux cas, la réussite dépend surtout d’un substrat bien drainé, d’une humidité régulière sans excès et d’une mise en place soignée. Une fois les jeunes plants assez développés, ils se transplantent dans un emplacement ensoleillé, dans un sol bien drainé, avec des arrosages suivis durant les premières semaines pour favoriser l’enracinement.

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Le bouturage des lauriers

Le bouturage se pratique généralement au printemps. Préparez un sécateur propre et tranchant, un couteau bien aiguisé, un contenant rempli d’eau et un substrat de bouturage, comme du terreau ou du sable. Prélevez une bouture de 10 à 15 centimètres, puis réalisez une coupe nette juste sous un nœud.

Plantez ensuite la bouture dans un pot rempli de substrat humidifié. Enterrez environ la moitié inférieure de la tige, puis tassez légèrement autour pour la maintenir en place. Installez le pot dans un endroit chaud et lumineux, à l’abri du soleil direct. Le substrat doit rester légèrement humide, sans être détrempé, afin d’éviter les excès d’eau tout en maintenant de bonnes conditions de reprise.

Pour conserver une atmosphère humide autour de la bouture, vous pouvez recouvrir le pot avec un sac en plastique transparent afin de créer un effet de serre. Cette protection aide à limiter le dessèchement. Il reste toutefois utile de surveiller régulièrement le substrat : trop sec, la bouture peine à repartir ; trop mouillé, elle risque de se dégrader.

L’enracinement prend en général de 4 à 8 semaines. Durant cette phase, gardez la bouture dans un environnement chaud et lumineux, toujours sans soleil direct. Lorsque le système racinaire est bien formé, la jeune plante peut être transplantée en pleine terre ou dans un contenant plus grand, dans un emplacement bien drainé et adapté au soleil.

Après la transplantation, maintenez des arrosages suivis pendant les premières semaines. Cette attention aide le jeune plant à s’installer durablement. Il vaut mieux éviter un déplacement trop précoce et laisser à la plante le temps de bien s’enraciner avant d’attendre une croissance régulière.

Le semis des lauriers

Le semis se fait lui aussi généralement au printemps. Munissez-vous de pots de semis propres, de terreau de semis et de graines de lauriers. Le terreau doit être léger, bien drainé et humidifié avant le semis, afin d’offrir des conditions régulières dès le départ.

Les graines peuvent être stratifiées au réfrigérateur avant d’être semées. Ensuite, remplissez les pots avec le terreau préparé, déposez une ou deux graines dans chaque trou de semis, puis recouvrez-les légèrement. Cette faible couverture suffit, tout en laissant aux graines un contact régulier avec un substrat humide.

Placez les pots dans un endroit chaud et lumineux, à l’abri du soleil direct. Le terreau doit rester légèrement humide, sans excès d’eau. Là encore, un sac en plastique transparent peut être utilisé pour favoriser la germination en maintenant une humidité plus stable autour des semis.

La germination peut prendre de quelques semaines à quelques mois. Le semis demande donc plus de patience que le bouturage. Pendant toute cette période, surveillez surtout l’humidité du terreau : un mélange trop sec bloque la levée, alors qu’un substrat gorgé d’eau nuit au bon développement des jeunes plantules.

Lorsque les semis ont atteint une taille suffisante, ils peuvent être transplantés en pleine terre. Choisissez un emplacement bien drainé et adapté au soleil. Après ce repiquage, des arrosages suivis pendant les premières semaines favorisent un enracinement plus régulier et une meilleure installation.

Bouturage ou semis : quelles différences en pratique ?

Le bouturage et le semis se réalisent tous deux au printemps, mais ils ne demandent pas le même rythme. Le bouturage repose sur un prélèvement de tige de 10 à 15 centimètres, coupée juste sous un nœud puis installée dans un substrat humidifié. Le semis, lui, commence par la mise en pot de graines dans un terreau léger et bien drainé, avec une levée parfois longue.

En pratique, le bouturage permet souvent d’obtenir plus vite un jeune plant enraciné, avec une reprise observée en 4 à 8 semaines. Le semis est plus progressif, puisque la germination peut durer de quelques semaines à quelques mois. Dans les deux cas, il faut retenir les mêmes points de vigilance : lumière sans soleil direct au départ, chaleur, humidité régulière et absence d’excès d’eau.

Ces méthodes permettent de produire de nouveaux sujets pour le jardin ou la terrasse. En respectant la saison indiquée, la qualité du substrat, le maintien d’une humidité légère et la transplantation dans un sol bien drainé, vous mettez les jeunes plants dans de bonnes conditions pour s’installer durablement.

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